Sybiline, artiste-peintre

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Présentation
Le pinceau est une baguette magique qui a traversé le temps. Le peintre en
lui-même n'est qu'un rêveur.
Biographie
L'artiste: Née à Shawinigan, Québec, Canada en 1976. Étudie en arts visuels au
CEGEP de Trois-Rivières, puis à l'Université Laval, à Québec. Particulièrement
fascinée par le travail des grands maîtres et celui de la muséologie, elle
entreprend l'étude d'anciennes techniques. Se spécialise dans l'art du portrait
et s'inspire de certains univers littéraires ou symboliques. Croit que la
création est une épreuve faisant face aux rêves autant qu'à la réalité.
Démarche artistique
J’analyse beaucoup les gens. C’est ainsi que j’ai découvert une forte passion pour le portrait. Je m’assieds à l’écart des autres et je les regarde passer. J’observe leur attitude, leurs cheveux, leurs yeux... Je développe une complicité qui porte au-delà de ce monde. Lorsqu’un sujet capte mon attention, j’essaie de l’aborder tout simplement en lui disant que je peins et qu’une curiosité en lui me retient. C’est le don de percevoir.
« Quelque chose se construit, il se crée quelque chose. »
Je parle avec lui et je précise mes intentions. Les traits que je vois me rappellent certains désirs qui culbutent du rêve à la réalité. L’inspiration me guide vers ce nouveau personnage qui s’illumine pendant que je lui pose des questions: Que fais-tu dans la vie ?... D’où viens-tu ?… Et dans ma tête, je vois des liens qui se forment; une certaine façon de vouloir exprimer un état que seule je ne parviens pas.
Aussitôt convaincue du lien qui s’établit entre mes vœux et mon modèle, je laisse alors le plaisir prendre place au dénouement de cette histoire. Le personnage, à présent bien réel, doit se vêtir. Je dois donc lui faire des habits et intensifier sa personnalité. Je lui cherche un endroit convenable, selon le contexte choisi, pour qu’il puisse se mouvoir puis je le regarde et l’accompagne. Je m’imprègne de ces images. C’est à ce moment que je dois prendre les photographies, 24, 48, 72 ou plus, avant que l’action ne prenne fin. Dès que le rêve s’achève, je dois saluer et me rendre à mes pinceaux…
Le travail m’appelle. À cette heure, c’est un moment de communion. Il me faut, par le croquis, éclaircir mes buts et ensuite par l’œuvre entière, manifester l’essentiel de cette aventure. Il importe que mon travail soit clair et que par sa recherche antérieure, il ait un visage qui porte au delà de son image. Je laisse des impressions sur le tableau et le compose pour qu’il respire. Il doit vivre par lui-même et transmettre un important message :
« Ce qu’en lui j’ai vu est tout ce qu’en réalité je n’ai pas vu. »
Sybiline